Carnet de tribulations de deux élèves buissonières


le Brésil sous le regard de deux petites filles en vadrouille qui s'étonnent, s'interrogent et nous font partager leurs découvertes.

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La route continue

Publié le 15/06/2008, à 10:21, Fortaleza

Bonjour, depuis la dernière fois que l'on a écrit sur le cacao et la canne à sucre, on a beaucoup voyagé.

 

On est allé jusqu'à Salvador, une très grande ville. On ne pouvait pas sortir toutes seules dans la rue car c'était trop dangereux. On y est resté dix jours.

 

 

 

Après on a pris le bus pour Recife (encore toute une nuit de voyage) et on est allé dans une petite ville à côté où on a pu voir des hippocampes en vrai. On s'est aussi baignées dans des rochers au milieu des poissons (on est resté une semaine).

 

Ensuite on est allé quelques jours à Caruaru, à deux heures de Recife à l'intérieur du pays. Toute la ville était décorée car le gens préparent la fête de la Saint Jean (le 15 juin), il y a beaucoup de bals. On est allé dans un village où tout le monde fait de la poterie, et un monsieur nous a laissé essayer de faire des pièces en terre. C'était super.

 

 

 

Après quelques jours, on a repris le bus (toute une nuit) pour arriver à Fortaleza. Là, on est dans un petit village à côté de Fortaleza. Les rues sont en sables et des vaches et des chevaux se promènent tous seuls partout. Moi (Lunah) je me suis fait un collier avec des coquillages. Moi (Lila) j'aime bien dormir dans un hamac. Il y a des moustiques mais ça va quand même.



La canne à sucre

Publié le 14/05/2008, à 04:57,

 

Bonjour,

on a aussi goûté du jus de canne à sucre. Ici, c'est une région aussi où il y a de grandes plantations.

Ce sont des grands bâtons (2 mètres) que les gens coupent en plus petits morceaux. Après il faut râper un peu l'écorce et les faire passer dans une machine (comme sur la photo) qui les écrase.

 

 

 

 

 

Le jus sort en bas dans un petit seau. C'est très bon et sucré, ça donne des forces quand il fait chaud.

C'est avec ce jus qu'on peut faire du sucre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A bientôt.



Le cacao

Publié le 14/05/2008, à 04:41,

 

Bonjour à tous !

Le 23 avril, nous avons quitté Caraívas. Il a fallu reprendre une barque pour retraverser la rivière, un bus de deux heures pour rejoindre Porto Seguro, la grande ville. De là, on a pris un autre bus pendant 7 heures pour arriver à Itacaré. Ici on habite dans un appartement au troisième étage d'une maison, on joue souvent dans la rue.

On a goûté des fruits que l'on ne connaissait pas : il y a d'abord le cacao (ici c'est une région où il y a beaucoup de plantations).

 

 

 

Le cacao a une coque jaune que l'on casse. Dedans il y a des gousses blanches avec des noyaux dedans. On peut sucer la pulpe blanche, c'est très bon. Les gens en font aussi de la glace et de la confiture.

 

 

 

 

 

 

 

 

Avec les noyaux marrons, il faut les faire sécher, les griller puis les écraser en poudre pour faire le cacao. On n'a pas essayé, c'est compliqué. Sur la photo, les gens les font sécher par terre sur des bâches sur le sol.

 



La fête des indiens

Publié le 3/05/2008, à 03:08, Caraiva

On est allé à la fête des Indiens en charette, tirée par une mule. Les hommes et les femmes avaient des petites jupes et des grandes jupes en paille. Certains avaient des couronnes de plumes. Ils avaient des peintures sur le dos et sur le visage. J'ai bien aimé parce qu'un monsieur nous a fait des traits sur le visage comme eux avec un bâton. J'ai bien aimé leurs chants et leurs danses avec des maracas. On a bien aimé les maisons des indiens, elles sont faites en terre. Elles n'ont pas de fenêtres qui ferment. Certaines avaient des télés. Avec les enfants, on a joué à loup touche touche, c'était super, on a fait aussi joué à la capoeira dans la cour de l'école [ils ont une grande école avec une cantine].

LILA

 

 

 

 

Une maison du village pataxo.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On est allé à la fête des indiens [ les pataxos, prononcer les patacho] avec une mule dans une charette. C'était très long, on a mis presque une heure. Un monsieur avait des plumes dans le nez et les oreilles [une dans le nez et une dans chaque oreille]. Les papas et les mamans avaient de longues jupes en paille et des bandeaux avec des plumes dessus. Ils chantaient des chansons très belles avec leurs maracas. Quelques fois, ils arrêtaient d'avancer et ils recommençaient à danser en tapant des pieds. Un indien portait un paresseux  [qu'il avait ramassé bébé dans la forêt. Il le gardait tout le temps avec lui, même pour danser]. On pouvait le caresser, je l'ai trouvé très doux.. Il mangeait des feuilles. Les indiens avaient creusé un trou par terre pour faire un feu, les enfants piquaient des bouts de viande sur des bâtons et la faisaient griller dans le feu. J'ai gouté un gâteau à la farine de manoc que les gens m'ont offert [il s'appelle beiju, bisou en français]. J'ai aussi goûté de la farine de manioc et de la viande.

J'ai bien joué avec les enfants, j'étais un scorpion et quand je griffais quelqu'un, il mourait. Après on a joué au jeu du lion : si on attrape quelqu'un il devient lion aussi, et on chasse jusqu'à ce que tout le monde soit devenu lion. On parlait ensemble avec quelques mots de portugais.

LUNAH



Indiara

Publié le 28/04/2008, à 09:06, Caraiva

A Caraíva, une tribu d'Indiens habite dans un village à côté. Ils sont habillés comme nous, ils parlent brésilien, les enfants ressemblent aux enfants d'ici, ce n'est pas facile de voir qu'ils sont indiens. Ils ont des prénoms différents par contre, comme Arawé, Tawani. Et chez eux ils parlent une autre langue, le pataxó. Les enfants marchent depuis leur village (c'est loin, six kilomètres, trois heures aller-retour), pour venir vendre des colliers en graines de la forêt que les mamans fabriquent.
 
On a rencontré Indiara (qui veut dire "l'indienne" en pataxó). Elle a neuf ans, et elle a neuf frères et soeurs. Il n'y a pas d'élecricité dans sa maison, du coup pas de frigo : sa maman cuisine pour une journée sinon la nourriture s'abîme. Elle n'a pas non plus de cuisinière : elle doit aller chercher du bois dans la forêt pour faire du feu et cuire les repas.
 
Elle dit que c'est du travail et qu'elle préfère vendre les colliers. Dans son village il y a une école, elle y va comme tout le monde. Elle nous a dit que plus tard, elle aimerait bien être docteur pour soigner les gens.
Ca c'est une maison en terre comme celle d'Indiara :  



Caraíva

Publié le 28/04/2008, à 02:28, Caraiva

Bonjour !
Nous avons quitté Itaúnas au bout de presque deux semaines ; nous sommes retournés à São Mateus. De là, on a pris un autre bus pendant sept heures pour arriver à Porto Seguro (Etat de Bahia). On est restés un nuit à l'hôtel et le lendemain on pris un autre bus (2 heures) pour le village de Caraíva.
 
Caraíva est un petit village où d'un côté c'est la mer, de l'autre c'est le fleuve. Pour arriver au village, on est obligé de traverser le fleuve en barque. Les routes sont toutes en sable, il n'y a pas de goudron. Du coup, pour porter les choses lourdes, il faut louer une mule avec une charette car il n'y a pas de voitures. Par exemple on est montés sur la charette quand on a acheté un bidon de 20 litres d'eau; car ici, on ne peut pas boire l'eau du robinet, elle n'est pas bonne.
 
On a vu quelqu'un qui a attrapé un crabe et qui a attaché un fil à une de ses pattes pour s'amuser, et nous on l'a promené. Après, le monsieur l'a relâché sans se faire pincer et le crabe est vite rentré dans son trou.
 
Notre papa est tombé malade, il a eu de la fièvre. Ici le médecin ne vient qu'une fois par semaine, notre papa a dû aller en taxi au poste de santé le plus près, à une heure d'ici. Les deux cabines téléphoniques du village ne fonctionnaient pas pour appeler le docteur. Maintenant ça va mieux il est guéri.


On commence le voyage

Publié le 28/04/2008, à 02:18, Itaúnas

Bonjour à tous !
A la fin du mois de mars, on a quitté notre appartement de Rio. On a pris un grand bus où il y a des toilettes au fond, et on a dormi toute la nuit dedans. Il faisait froid car il y avait de l'air conditionné. On a dû bien s'habiller.
 
Le lendemain matin on est arrivés à São Mateus (Etat d'Espiritu Santo). On est restés dans un hôtel et le lendemain on a pris un bus une heure pour aller à Conceição da Barra, et un autre encore une heure pour Itaúnas. Là il n'y avait plus de goudron sur la route, c'était de la terre, ça secouait beaucoup.
 
On est restés dix jours à Itaúnas, qui est un petit village près de la mer. Avant, il y avait une forêt que les gens ont coupée (pour construire des maisons, des bateaux, des meubles, faire du feu pour faire à manger...). Du coup il n'y avait plus rien pour empêcher le sable d'avancer, poussé par le vent. Ca a fait une grosse dune qui a fini par recouvrir complètement le village. Les gens ont dû reconstruire leurs maisons plus loin.
C'est un peu fatiguant d'escalader la dune, nous on préférait se baigner dans la rivière.


Ce qui est pareil, ce qui est différent

Publié le 27/03/2008, à 08:23, Rio de Janeiro

Bonjour,

voilà pour l'instant ce qu'on a trouvé différend ici, et ce qu'on a trouvé qui est pareil.

Pour ce qui est pareil :

- le pain, le beurre, le lait

- les routes (avec un peu plus de trous), les voitures

- il y a aussi des jeux de mikado, des tobbogans, des balançoires

- les maisons ont des lits, un évier, une douche, des chaises, une table, une télévision, un balai, un frigo

- à la télé il y a Popeye, Scoobidoo, Spiderman, Batman mais c'est en portuguais

- il y a aussi Pâques avec des oeufs en chocolats, mais ici c'est un Lapin qui dépose les oeufs dans le jardin, pas les cloches

 

Pour ce qui est différent :

- la couleur de la peau des gens : il y en a qui ont la peau marron, d'autres un peu jaune, d'autres blanche comme nous

- les enfants font de la capoeira, c'est un jeu dansé où on fait semblant d'attaquer l'adversaire. Les enfants ont des habits blancs pour le faire.

- les enfants ont le droit de boire du café, comme les parents. Mais nous on n'en boit pas, nos parents ne veulent pas.

- les enfants ne sont pas attachés à l'arrière de la voiture

- il y a beaucoup de mangues et de papayes

- ici c'est beaucoup plus grand que la France, on peut prendre l'avion à l'intérieur du Brésil pour aller dans une autre ville



Le feijão

Publié le 24/03/2008, à 06:37,

Vous savez ce que mangent tous les jours les brésiliens et les brésiliennes ?

Des haricots rouges que l'on appelle feijão (prononcer feïjaon), avec du riz blanc.

Nous on a aussi pris l'habitude d'en manger aussi presque tous les jours.

Les jours de fête, les Brésiliens préparent une feijoada : des haricots rouges avec des saucisses et des morceaux de viande de porc (oreilles, queue, pieds), comme une sorte de cassoulet.

Ce plat a une histoire : les esclaves noirs venus d'Afrique n'avaient le droit de manger que les morceaux de viande que leur laissaient leurs maîtres, alors ils récupéraient justement les oreilles de porc, la queue, là où il y a peu de viande à manger, et ils en faisaient un ragout avec des haricots noirs, qui ne sont pas chers du tout.

La feijoada est un plat très lourd, qui donne des forces car les esclaves travaillaient très dur dans des conditions difficiles. Maintenant, il n'y a plus d'esclaves au Brésil, mais beaucoup de personnes sont noires car leurs arrières-arrières-arrières-arrières grands-parents étaient des esclaves.



Maîtresse !!!!

Publié le 9/03/2008, à 09:29, Rio de Janeiro

Nous sommes allées dans deux écoles brésiliennes très grandes (800 élèves pour la première, 1200 pour la deuxième.)

 

Ici les enfants portent tous des uniformes, donc ils sont tous habillés pareils. Les parents doivent acheter un Tshirt, un short et des chaussettes de l'école.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par contre ils ont des cartables différents, qu'ils peuvent choisir. Ils ressemblent à chez nous.

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                

 

 

 

 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         Devant l'école il y a un grillage et aussi des barreaux aux fenêtres (comme dans beaucoup de maisons ici d'ailleurs), pour éviter les attaques de voleurs. Dans une des écoles, la directrice s'est faite attaquer par des bandits, et depuis, il y a un garde en permanence pour garder l'entrée de l'école.

Il y a aussi des caméras partout à l'intérieur des écoles.

 

 

 

 

 

 

Les enfants ne vont pas à l'école aux mêmes horaires que nous : il y a l'école du matin, et celle de l'après-midi. Ceux qui vont à l'école du matin doivent se lever très tôt car la classe commence à 7 heures; ça finit à midi. Et pour l'après-midi, les élèves commencent à 13h et finissent à 19h00. Tout le monde était très surpris d'apprendre qu'en France on va à l'école toute la journée ! Et puis aussi les élèves travaillent cinq jours par semaine, ils ne s'arrêtent pas le mercredi.

 

 

Le matin, on a pris un goûter avec les autres enfants. C'est les parents qui donnent le goûter (c'est souvent des chips ou des biscuits et du coca). Avant de manger, la maîtresse fait faire une prière à Jésus pour remercier de la nourriture. Nous avec Lila on ne savait pas faire, alors la maîtresse nous a dit de joindre les deux mains et de fermer les yeux. Ce n'était pas long ; après on a mangé.

 

 

 

 

 

 

Dans la première école, à un moment la directrice a réuni tous les élèves pour leur faire chanter ensemble une chanson : l'Hymne national du Brésil. Les enfants ont un livret pour suivre les paroles. Les petits et les moyens sont là aussi pour écouter.

 

 

Dans la première école, je suis allée chez les Grands, et Lila chez les petits. Dans la classe des Grands, les élèves avaient un cahier, et il fallait recopier et colorier avec la bonne couleur un p, un q, un b et un d. Il fallait aussi repasser comme il faut sur des lignes qui allaient d'un fromage à une souris.

Après on est allés dans le préaut, la maîtresse nous a donné des craies et on pouvait dessiner ce qu'on voulait par terre. J'ai beaucoup aimé.

Les enfants appellent la maîtresse "Tia' (on prononce Tchia), ce qui veut dire "tante" ou "tata". Ici on peut appeler un adulte qu'on aime bien comme ça.

 

 

 Lila dans sa classe a fait des tours avec des petits cubes, et elle a joué dans l'espace où il y avait des toboggans, des tubes en plastique pour traverser, et des bateaux en plastique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il faisait vraiment très chaud, peut-être 36 ou 37 degrés. Du coup, il y a des ventilateurs dans toutes les classes. Mais il fait quand même chaud, même avec les ventilateurs.

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Dans la première école, on a vu que finalement ce n'était pas si différent de ce qu'on trouve dans notre école en France. Mais c'est une école privée où les parents doivent payer très très cher : il n'y a que les enfants de gens riches qui peuvent y aller, c'est à dire pas beaucoup.

Dans la deuxième école, l'école publique, c'est gratuit donc tous les autres enfants peuvent y aller, surtout ceux qui sont pauvres, mais c'est beaucoup moins bien. Il y a beaucoup beaucoup d'enfants par classe, jusqu'à 40 ou 50 en CE2 ou CM1. Du coup la maîtresse nous a dit que les élèves n'arrivaient pas à apprendre comme il faut. On est rentré dans des classes et on entendait rien tellement il y avait de bruit, beaucoup d'élèves étaient debout. Il y a aussi très peu de matériel. Le jour où on était là, il y a eu une panne d'électricité et les élèves de l'école du matin ont dû rentrer chez eux à 10 du matin seulement.

 

 



Publié le 28/02/2008, à 09:18, Rio de Janeiro

Notre maison est au bord de la mer (dans la baie de Rio), mais il y a aussi beaucoup de lacs (et donc de moustiques). La forêt tropicale se trouve juste derrière nous. Les arbres et les plantes sont très verts. Tout pousse très vite.

 Beaucoup de fruits que l'on ne connaît pas poussent ici. Hier, par exemple, nous nous sommes arrêtés dans la forêt , au bord d'une route pour acheter une Jaca (le Jacques en français, orth. à vérifier) à des enfants qui étaient aller le cueillir sur l'arbre dans la forêt. Le fruit est énorme, il peut peser facilement 10kg ! Un arbre sous lequel il ne vaut mieux pas faire la sieste...

Nous avons aussi vu des tout petits singes qui habitent dans la forêt. Ils sont grands comme une main d'adulte. Les gens qui habitent au bord ou dans la forêt doivent mettre du grillage aux fenêtres. Tu sais pourquoi ?... sinon les singes entrent et viennent chiper tout ce qui peut se manger ou les intéressent.

Nous avons vu à la télévision que dans une ville du Nord du Brésil, près de l'Amazonie où il avait beaucoup plu, une dame avait trouvé dans sa salle de bain ... un serpent de 3 mètres de long (qui prenait sa douche). Les pompiers sont venus le capturer et l'ont relâché dans son milieu naturel.

Il y a beaucoup de palmiers ici. Il y en a un juste devant notre maison. Un jour, note voisin est monté dans l'arbre chercher des noix de coco toutes fraîches. Elles sont vertes et très lourdes et poussent en grappe, il faut donc faire très attention quand on va cueillir ces grappes. Il a d'abord attaché son échelle au cocotier car celui-ci est très flexible et bouge donc beaucoup et facilement dès qu'il y a un brin de vent. Il est ensuite monté à l'échelle pour fixer une corde à la grappe. Il a lancé cette corde à mon père en lui demandant de bien la tenir pour retenir la grappe pour qu'elle ne tombe pas. Il a ensuite sorti une scie et il a coupé, en faisant bien attention, cette grappe. Elle s'est balancée un moment en l'air puis mon père l'a fait descendre doucement. Notre voisin a sortie une machette et s'est mis à couper les 2 bords d'une noix de coco. Il a ensuite ouvert un côté et la maman a apporté des pailles très fines que l'on a plongé dedans. On avait 2 pailles chacune. On a bu le jus frais et légèrement sucré. Il y en a beaucoup. Je n'ai pas pu finir. Le voisin a ensuite coupé la noix en deux avec son grand couteau et l'on a mangé la chair qui est transparente, un peu gélatineuse, elle glisse sous la dent. On ne peut pas dire noix de coco avec notre accent français car coco cela veut dire caca pour eux. Il faut dire côco.

 La plage est au bout de la rue. Elle est très longue. Et les vagues sont très fortes alors on ne peut pas se baigner toutes seules. Mais il y a des plages plus protégées, où les vagues sont cassés par les rochers où l'on peut se baigner plus tranquillement. "Une nuit  j'ai rêvé que je savais nager et depuis j'ai envie d'apprendre à nager " (Lunah)

Pour aller dans la ville de Rio, on prend le bus puis le bateau pour traverser la baie. C'est un gros bateau avec plein de sièges. Beaucoup de gens le prennent pour aller travailler. C'est un peu leur train.

 



chaleur et journée type

Publié le 25/02/2008, à 07:52, Rio de Janeiro

 

Tu sais, ici, c'est la fin de l'Eté en ce moment. l'Hiver va bientôt arriver. A pas de loup. Sans passer par l'Automne ni le Printemps.

Il fait très chaud : entre 37° et 40° chaque jour.

Il fait si chaud que la journée s'organise de manière à profiter au maximum des moments de fraîcheur. Voici une journée type des gens chez qui nous logeons: 5h30 lever/ petit déjeûner/ ménage/ on cuisine le maximum le matin tant qu'il fait frais afin de ne pas trop réchauffer la maison/ sortie. 11h retour à la maison / déjeûner/ sieste/ télévision/ on bouge peu, les ventilateurs tournent, on ferme les volets afin de garder la fraîcheur. 17h la chaleur redevient supportable, les gens sortent de nouveau. C'est un moment très agréable car, après être resté si longtemps en bougeant peu à l'intérieur, tout le monde à besoin de parler, de communiquer, de rire... minuit l'heure de se coucher pour les couches-tôt ou de faire la fête pour les autres !

Pour Lunah et Lila le rythme change un peu. 7h30 lever. 11h idem. 17h idem. 20h30 coucher



Il fait chaud !

Publié le 16/02/2008, à 07:39, Rio de Janeiro

Ici on habite tous dans la même pièce. La mer est juste au bout de la rue.

Il fait tellement chaud qu'on est obligé de sortir dehors le matin tôt. Déjà vers 10h il fait trop chaud alors on rentre à la maison où on reste jusqu'à 17h. Là on peut sortir à nouveau.

Dans la maison il y a un ventilateur au plafond qui fait lampe aussi. Il n'y a pas de robinet d'eau chaude. Il fait tellement chaud que les flaques d'eau sont chaudes.

On doit se doucher au moins trois fois par jour pour se laver et se rafraîchir.                                                                                                    

 La nuit, on dort sans couvertures et sans vêtements, à la recherche du moindre courant d'air frais.

On doit faire très attention à la nourriture car si on la laisse en dehors du frigo, elle s'abîme très vite et ça attire immédiatement plein de fourmis (très petites ou très grosses) et des moucherons. Après c'est dur de les faire partir.

 



le voyage

Publié le 14/02/2008, à 08:43, Rio de Janeiro

"- Qu'est-ce que tu penses du voyage, Lunah ?

- Il faut de la patience, de la patience et encore de la patience (Lunah)."

 Même si l'avion est un bateau qui navigue très vite (environ 900 km/h), il faut quand même du temps pour arriver au Brésil (11h). Alors, pour passer le temps, on discute, on parle facilement avec ses voisins, ceux et celles qui sont autour de nous ou qui attendent pour aller aux toilettes...

On fait des jeux, des dessins, on lit des histoires, on regarde par le hublot les nuages qui se trouvent en-dessous de nous et même, parfois, l'avion traverse des nuages on dirait du brouillard car on ne voit plus grand chose.

Dans le fauteuil qui se trouve en face de moi, il y a un petit écran de télévision et je peux choisir le film que je veux voir. Ça aide à passer le temps.

Au bout d'un moment, je me suis endormie. Presque tout le monde dormait. C'était calme. Les lumières étaient éteintes.

Je me suis réveillée au petit matin mais nous n'étions pas encore arrivés. J'ai alors commencé à avoir envie d'arriver.

" C'est quand qu'on arrive au Brésil ? (Lila, alors que nous étions déjà au Brésil mais pas encore à Rio)

 



photo voyage

Publié le 13/02/2008, à 12:11, Rio de Janeiro



decollage et atterissage

Publié le 13/02/2008, à 12:02, Rio de Janeiro

On est collées au fond de nos sièges. On mâche un chewing gum pour éviter que nos oreilles ne se bouchent. C'est amusant. "On dirait la fête foraine !" s'écrie Lunah. On voudrait bien recommencer tout de suite mais cela ne va pas être possible tout de suite...



L'aéroport

Publié le 13/02/2008, à 11:57, Rio de Janeiro

L'aéroport, c'est le port des avions. Des avions flottent, amarrés sur le bord. Ils attendent pour partir que les voyageurs embarquent à bord. Les gros bagages vont dans la soute, ce que l'on peut appeler aussi le ventre, la cave ou la calle de l'avion. Nous ne gardons que 2 petits sacs à dos.



avant le voyage

Publié le 13/02/2008, à 11:49, Rio de Janeiro

le voyage a commencé bien avant le voyage: ranger la maison, se dire au revoir, faire les bagages, regarder encore une fois l'école et puis tourner la clef dans la serrure. C'est ce petit bruit de la serrure qui ouvre le monde : quitter ceux et celles que je connaîs pour aller vers celles et ceux que je ne connais pas...